L’empire de Judas
Alors que les premières lueurs matinales du soleil commencent à peine à effleurer la crête des sommets montagneux qui nous entourent, encerclant les formes pyramidales des géants de pierre qui se dressent majestueusement dans le paysage rougeoyant, nous nous faisons réveiller par le bruit sourd de pas qui dévalent les marches d’escalier. Tout l’immeuble paraît être entré en résonance et les murs eux-mêmes semblent se mettre à trembler. Au loin, un son aigu de clochette agitée dans le vide, sonne métalliquement dans les airs, appelant au recueil.
Un rapide coup d’œil par la fenêtre de notre chambre pour distinguer un des moines, préposé au regroupement des fidèles pour la prière matinale, s’agiter vigoureusement pour ameuter ses confrères, tandis qu’un autre se prépare à lire une courte messe, à l’aide d’une petite bible qu’il tient ouverte devant lui, à bout de bras, debout sur un monticule de neige.
Ce n’est rien, dis-je debout face à la fenêtre de la chambre, à mon compagnon de route, encore enfouit sous sa couverture. C’est les momiers qui s’entraînent, continue-je, en tentant sans grand succès de faire sourire mon ami. Puis, j’ajoute encore quelques mots sur la magnifique et fraîche journée qui semble se profiler à l’horizon et termine ensuite de m’habiller en enfilant mes chaussettes, que je ramasse au pied du lit.
François tarde à se sortir de sa couche et c’est finalement un besoin naturel qui le pousse à se lever et s’habiller rapidement, avant de devoir se précipiter en direction des toilettes communes qui se trouvent à l’étage.
Lorsque ce dernier revient des WC quelques instants plus tard, marchant d’un pas plus décontracté qu’à l’aller, sifflotant ouvertement en longeant le couloir ; je découvre avec effroi, en plongeant ma main dans une de mes poche de pantalon, que la bague a disparu et que seul le billet froissé s’y trouve encore.
Affolé, je surgis dans le couloir, manquant presque de renverser mon acolyte qui s’apprête à revenir dans la chambre et me mets à lui expliquer ne plus avoir le bijou et ne pas me souvenir de l’avoir ôté avant d’aller me coucher la veille.
Gardant tout son calme, François dépose ses mains sur mes épaules et me réconforte en m’assurant que nous devrions la retrouver quelque part dans la petite chambre, soit sous le lit ou encore posée sur le sol après avoir roulé. Puis, il me contourne et pénètre dans la pièce où nous avons passé la nuit et, s’accroupissant pour s’agenouiller sur le plancher, se baisse et regarde sous le sommier. N’y trouvant rien de plus que quelques emballages de chewing-gum vides et une canette de soda à demie broyée après usage, il jette un coup d’œil autour de lui, puis, s’appuyant de ses mains sur le matelas, se redresse et commence à fouiller les couvertures et le matelas qui recouvrent le meuble de repos.
Elle n’a pas l’air d’être par ici, me lance-t-il en se retournant pour me regarder. Ne l’as-tu pas laissée sur la table du réfectoire hier soir, lors de notre repas, me demande-t-il, tentant à son tour de m’aider à me souvenir.
Non, lui réponds, j’en suis persuadé, je me souviens même l’avoir malaxée à travers le tissu de ma poche de pantalon, en remontant l’escalier, lorsque nous sommes allés nous coucher. Je crois qu’on me l’a volée pendant que nous dormions, lui dis-je encore.
Tu en es certain, réagît mon coéquipier, ne pouvant concevoir pareille attitude venant de la part d’un moine.
J’en suis certain, rétorque-je, il ne peut en être autrement, quelqu’un me l’a prise !
D’accord, me répond-t-il, tentant de me calmer avec psychologie. Ne t’en fais pas, on va retrouver celui qui a fait cela, poursuit-il. Mais, ajoute-t-il, rien ne sert d’ameuter tout le bâtiment pour cela, laissons les choses se tasser d’elles-mêmes et menons notre petite enquête de notre côté. Qu’en dis-tu, me questionne-t-il.
Bien, faisons ainsi, de toute façon, je ne suis pas certain que tout cela nous conduise réellement quelque part, lui réponds-je, quelque peu déconcerté. Rien ne nous dit que l’Abbé ne se soit pas bien foutu de nous en nous envoyant nous promener dans les montagnes Helvétiques, dis-je, le ton emplit de médisance.
Peut-être, reprend François, mais ce n’est pas maintenant qu’on a fait tout cela, qu’il faut laisser tomber, au contraire, il nous faut redoubler d’entrain et tenter de percer le mystère qui guide nos pas. Viens, descendons prendre un bon café pour nous réveiller et discutons de tout cela à table, me propose mon compagnon de chambre.
Mais, alors que nous nous trouvons dans l’escalier qui conduit au rez-de-chaussée, après avoir passé l’étage du dessous, une voix chuchotée nous interpelle et nous demande de remonter les quelques marches qui nous séparent. Nous nous exécutons, mais la voix se fait à nouveau entendre, légèrement sifflante, nous demandant de marcher à pas feutrés et de faire le moins de bruit possible.
Une fois revenu sur nos pas et, arrivé à l’avant-dernier étage, nous apercevons, pratiquement au début du couloir, une porte entrouverte, sur laquelle s’accrochent les doigts d’une main et où en ressort un visage caché par la pénombre.
Venez, par ici, dépêchez-vous, nous dit l’homme en tenue de culte, avant de disparaître dans la chambre, laissant la porte entrebâillée pour nous indiquer précisément le chemin. J’ai à vous parler, nous confie-t-il depuis l’intérieur de la pièce.
François pénètre le premier dans l’espace confiné de la petite pièce, me précédant. Etant le dernier à passer le pas de la porte et, vu la discrétion employée pour nous aborder, je referme la porte derrière moi, en prenant soins de ne pas la faire claquer.
Un homme d’une soixantaine d’année nous y attend, assis sur le bord du lit, vêtu de l’habit traditionnel religieux des hommes d’Eglise dont il fait partie, à savoir, d’une soutane brune, entourée à la taille par une cordelette blanche et de sandalettes aux lanières de cuir noir. Son crâne dégarnit, sur lequel se reflète la luminosité extérieure qui pénètre à travers la fenêtre de la chambre. Ses tempes grisées par les années font ressortir ses gros sourcils noirs et son nez de Cyrano de Bergerac. De longues rides parcourent son front dégarni, tandis que la pigmentation de sa peau, au niveau de ses joues, laisse imaginer un problème d’alcoolémie plus ou moins sérieux. Une petite bouche pincée et des oreilles décollées apportent la touche finale sur sa face arrondie. Gêné par un certain embonpoint, l’homme de foi semble avoir un peu de peine à respirer normalement, provoquant ainsi un grincement aigu à chaque inspiration ; comme si quelque chose obstruerait sa trachée.
Venez, nous dit-il, nous invitant, d’un geste lent du bras droit, à nous asseoir par terre. Prenez place, j’ai à vous parler, nous confie-t-il, tout en continuant de murmurer pour ne pas être entendu par ses confrères apparemment.
Intrigués par son attitude pour le moins étrange, nous nous asseyons à terre, sans jamais le quitter du regard et en restant totalement silencieux, attendant de découvrir ce qu’il nous veut.
Ce dernier nous contourne, tout en s’excusant et se rend vers un petit meuble de rangement en fond de pièce, avant d’en revenir, un épais livre d’un bon millier de page, à première vue et dont l’état laisse sérieusement à désirer. Une couche noirâtre de poussière s’est incrustée dans les fibres du papier, ondulé par l’humidité et écaillé par les années. Une teinte jaunie s’est déposée sur les pages tandis que le cuir de la fourre s’est coccidé et arbore désormais une couleur bordeaux, similaire à de la rouille. Des traces de cire, s’étendant sur pratiquement toute la surface extérieur du livre et recouvrant en majeure partie les inscriptions de métal doré incrustées, qui ornent la couverture. Une odeur de formole s’en échappe, tandis que des particules de papier et de poussières s’en échappent, flottant dans le vide, avant de retomber en un infime nuage. Un marque-page en tissu, composé de fils d’or, dépasse du paquet de pages, exhibant sa toison scintillante. Une large sangle de cuire relie les deux faces op
posées de la couverture, scellée par un cachet de cire, sur lequel semble y être représenté la forme d’un aigle rappelant celui utilisés par les nazis du temps de la seconde guerre mondiale.
L’antique bouquin semble peser un poids conséquent à en croire l’expression qui se grave sur le visage du religieux et le soulagement que paraît lui amener la délivrance de le déposer à terre devant nous, dans un bruit sourd et soulevant un nouveau nuage de poussière. L’homme s’assied face à nous, après avoir déposé le livre entre nous.
Pour commencer, chuchote l’homme en soutane en glissant une main sous son habit de travail, je tiens à m’excuser auprès de vous et vous rends ceci ; votre bague. Je vous l’ai subtilisée cette nuit durant votre sommeil, afin de vérifier si les armoiries inscrites dessus étaient bien celles que je croyais. Mais laissez-moi tout vous expliquer depuis le départ, nous dit-il, apposant ses mains à plat sur le livre encore fermé devant nous, au centre du cercle que nous formons dans la pièce.
Le billet d’un dollars que vous aviez reçu, enroulé dans cet anneau, l’avez-vous toujours, nous demande-t-il, en tendant la main droite, précisant nous avoir subtilisé uniquement ce bien.
Le voici, lui réponds-je, en sortant le précieux de ma poche de pantalon et en le serrant entre mon index et mon majeur, de manière à le lui présenter.
Ce n’est pas juste pour vous communiquer notre adresse que l’Abbé vous a transmis ce papier de valeur, reprend-t-il en se saisissant du bien. Ce billet de un dollar contient un flot de données insoupçonné, une sorte de message secret vous étant destiné, pour vous permettre d’accomplir votre quête de vérité. Je crois que son ancien propriétaire à jugé bon de vous conduire à ce livre, poursuit-il. Je ne comprends pas réellement pourquoi, enchaîne-t-il, ces écrits étant censés rester en notre possession, loin de la connaissance générale de la masse. Par ailleurs, j’ai cru deviner que mes confrères ne semblent pas très enclins à suivre les dernières volontés de notre frère de Montbenoît et paraissent peu décidé à vous donner accès à ces pages. Toutefois, je ne sais pas ce qui me pousse à prendre tant de risques pour satisfaire à la volonté de ce confrère religieux, mais je vais vous montrer de quoi il en retourne.
A ces mots, un silence retombe dans la pièce, alors que notre hôte commence à écarter, avec toute la délicatesse nécessaire à cela, les pages cartonnées du vieux livre, séparant l’amalgame de papier scribouillé par son centre. De petits crépitements se font entendre, avant que l’inestimable objet ne nous livre ses premiers secrets.
Ce recueil, prend-t-il alors la parole, avait été dérobé, il y a de cela des décennies, à son propriétaire, un excentrique et richissime personnage dont personne n’a jamais réellement su la profession, ni de quoi il vivait, déclare l’inconnu qui nous fait face. D’abord considéré comme le fruit de la folie des hommes, puis comme support à des cérémonies occultes ; interdits par la souveraineté de l’époque, avant d’être condamné par l’Eglise, ce bouquin, encore de nos jours, reste illicite. La plupart des gens n’en connaissent pas même son existence, tant son contenu reste une controverse à notre système et nos croyances actuelles. Nombreux sont les adeptes qui ont tentés de se transmettre ce livre, maudit pour certains, prenant des risques insensés pour essayer de conserver un savoir fortement gardé. Ce recueil est censé avoir disparu en 1933, brûlé par les nazis, lors de leur vaste destruction de livres, où plus de vingt milles œuvres ont finies calcinées. Toutefois, neuf années plus tard, après avoir recueillit un soldat hongrois dans ces murs saints, blessé par un éclat d’obus et commotionné, nous avons finit par découvrir ce livre dans ses affaires, suite à son décès. Nous en avions entendus parlés durant notre préparation à la vie de moines, comme d’un graal, mais avions tous cru qu’il s’agissait d’une légende. Depuis, ce précieux bien est gardé par nos soins, en cet endroit reculé et difficile d’accès, oublié de la masse, conclut-il.
Chaque ligne inscrite sur les pages griffonnés a été écrite à la main, à l’aide d’une plume, trempée dans un encrier ; il s’agît de ce fait certainement d’un ouvrage unique. De nombreuses taches d’encre salissent les feuilles jaunies et un vaste choix d’écritures différentes est couchées sur le papier, comme si le livre avait passé de main en main pour sa rédaction. Un nombre considérable de petites annotations, de ratures et de croquis remplit les espaces vides. Des sigles, des numéros ou encore des passages en langues étrangères se confondent dans ce surplus d’informations. Le pavé de feuille doit bien contenir plus de mille cinq cent pages, à première vue, l’ouvrage de toute une vie, me mets-je à penser.
Ne vous fiez pas à son aspect et tentez de passer outre vos convictions, nous signale le maître de cérémonie. Il ne s’agît en aucun cas d’un livre religieux, mais juste d’un livre sur les origines de nos croyances et de notre système. Tout ce qui se trouve dans ce livre a été rapporté soigneusement et méticuleusement répertorié, en ces pages, par nos ancêtres et par les leurs avant cela. Ce que vous allez entendre et découvrir risque fortement de vous surprendre, voir même de provoquer en vous une incompréhension pouvant se traduire par un rejet de la vérité ou pire encore, par un excès de violence incontrôlée, nous met-il en garde.
Laissez-moi tout d’abord décrypter pour vous l’indice que vous a laissé notre frère de la paroisse de Montbenoît, avant de mettre fin à ses jours, nous dit-il, apposant son index sur un titre de page, semblant traiter de ce sujet.
Je ne parviens pas à décrypter les caractères inscrits sur la page, mais je crois reconnaître un triangle en trois dimension, dessiné en marge de page et, dans lequel apparaît un sigle ou un objet, que le temps à rendu indéchiffrable, le papier ayant pompé l’encre et ayant troublé le motif.
En premier lieu, nous explique-t-il, il me faut vous raconter l’histoire à son commencement, là où tout cela a débuté. Nous voici de ce fait plongé près de mille ans en arrière, poursuit-il, plantant ainsi le décor.
Comme vous le savez sans doute, nous dit-il, entre le XIIe et le XIIIe siècle, L’ordre religieux et militaire du Temple de Jérusalem marqua l’histoire de l’Europe et de l’Orient. Les Templiers, comme on les appelait fièrement en ces temps éloignés, avaient sus instaurer respect et puissance au sein des contrées traversées, lors de leurs nombreuses croisades en quête du Saint Graal. Cependant, même si l’ordre du Temple était parvenu à défricher landes et gastrines, drainer biefs et marais, revaloriser terres et domaines à partir de connaissances et de techniques nouvelles, sa chute brutale et tragique n’en fut qu’à la hauteur de son incroyable ascension. Les héros des croisades, à la fois moines et soldats, agriculteurs et architectes, banquiers et diplomates furent écrasés comme de vulgaires hérétiques et criminels.
Leur système était simple, nous conte notre nouvel allié, nous fixant droit dans les yeux, avec tout le sérieux qui lui est possible de faire paraître. L’élevage tenait une place importante et les Templiers étaient soucieux d’acquérir des pâturages, poursuit notre hôte, précisant ensuite que les revenus financiers étaient entre autre fournit par des unités de production, basées sur le principe d’implantation de maison, subordonnées aux donations. Ces recettes permettaient de faire vivre les Frères qui les gouvernaient mais surtout, fournissaient un surplus financier destiné à alimenter et soutenir l’action en Terre Sainte.
L’Ordre du Temple s’était établit dans toute la chrétienté, ainsi que sur les fronts de combats avec les Musulmans et Maures, ajoute l’homme en soutane, relevant la tête pour nous regarder à nouveau un court instant, avant de reprendre son récit. Nous avons recensé plus de six cent commanderies ayant vu le jour sur le sol Français, toutefois, nous n’avons pas de chiffres précis pour la Suisse, mais les vestiges de certains châteaux portent encore les traces de leur venue en nos terres.
Il reprend après quelques secondes pour s’accréditer d’une longue inspiration en nous faisant part du fait que l’organisation administrative s’établissait sous forme de Provinces. Les divisions territoriales ignoraient les frontières des États. Au cours du XIIIe siècle, certaines centralisations durent éclater et c’est ainsi que nous en avons recensé dix-sept dès lors, à savoir quatre en Orient, quatre pour la Péninsule Ibérique, quatre en Europe, et cinq en France. Chaque Province était découpée en Baillis, soit selon la géographie régionale, soit en fonction de l’opportunité militaire ou routière. Pour exemple, se sent-il obligé de nous préciser, à ce jour, les cinq Baillis Française sont communément appelées Ile-de-France, Normandie, Ponthieu-Vermandois, Champagne-Lorraine, et Bourgogne.
L’implantation des châteaux et forteresses, ajoute-t-il, s’effectua sur toutes les frontières, formant ainsi une barrière de défense. Vers le sud, les Templiers s’étaient installés aux points stratégiques défendant tant les terres que les côtes de la méditerranée, comme Tartosa ou Cervera. En Orient et partout où la défense de la chrétienté l’exigeait, les châteaux, fortins et redoutables citadelles, étaient construits sur des promontoires rocheux qui dominaient et contrôlaient les routes alentours.
Aux revenus des domaines et aux dons s’ajoutaient les tributs imposés aux musulmans. Mais le Temple ne disposait pas en Orient de sommes faramineuses, comme en Occident et pour palier à cela, ils devaient transférer des fonds par convois de monnaie, sur des navires de l’Ordre, par la Méditerranée.
Voilà en gros pour la partie scolaire de la chose, finit-il par s’exclamer, nous adressant un large sourire et en se redressant de manière à se tenir droit. Passons maintenant à la partie détaillée de la l’iceberg, en commençant par la création de l’Ordre en 1118, après la fondation du royaume chrétien de Jérusalem par Godefroy de Bouillon et ses croisés.
Puis, adoptant une nouvelle position, se tortillant sur lui-même, il reprend en nous expliquant que, suite à cela, neuf chevaliers Français décidèrent de s’installer en terre sainte, dans le but de créer un ordre à la fois monastique et militaire, en faisant vœux de chasteté, pauvreté et obéissance.
Vivant exclusivement de dons, les « pauvres chevaliers du Christ », comme on se plaisait à les nommer en ce temps là, comptaient, une dizaine d’années après la fondation de l’Ordre, une milice de plus de trois mille hommes, excommuniés, désireux de se réhabiliter ou soldats de tous bords, commandés par environs trois cents chevaliers du Temple, eux-mêmes sous les ordres de leur chef Hugues Payns. L’arbitre des rois et des papes, chef influent des Cisterciens et, reconnu comme Saint homme, permit à l’ordre du Temple d’obtenir la reconnaissance officielle par le pape Honorius II, définissant ainsi la tenue des chevaliers, composée d’un manteau blanc, frappé d’une croix rouge sur le cœur.
A ce propos, la bague que vous détenez de l’Abbé de Montbenoît porte les armoiries de la province de Rome, à savoir d’un blason endossé d’une couronne, sur lequel figurent les initiales SPQR. Celles-ci datent de la Rome antique et signifient Senatus Populusque Romanus : « Le Sénat et le peuple romain ». Les couleurs officielles de cette province son le rouge pourpre et l’or ; l’or étant représenté par le métal précieux de l’anneau et le rouge pourpre venant s’agrémenter lors du scellage des lettres papales, quant les armoiries entrent en contacte avec la cire chaude. Je suppose que la suite de votre périple devra passer par cette ville.
A cet instant, l’homme d’Eglise devant nous s’arrête à nouveau de parler et relève la tête, comme pour vérifier que nous soyons toujours présents et attentif. Apparemment satisfait de son auditoire, il replonge la tête dans le livre antique et recommence son explication.
La confrérie était très fermée et seules les personnes nobles de naissance pouvaient accéder au pouvoir, reprend-t-il. Tous les membres de l’ordre étaient liés à la règle et à leur tête se trouvait le Grand Maître siégeant à Jérusalem. Ce dernier, poursuit-il, ne possédait cependant pas les pleins pouvoirs et les décisions étaient prises avec l’assemblée. Un assistant l’aidait dans ses décisions, en plus du sénéchal, du maréchal, du chef de guerre, du commandeur et finalement, du trésorier de la communauté.
La règle, que tous devaient suivre, assurait à l’ordre de nombreux privilèges, nous explique l’homme de foi. En effet, argue-t-il ensuite, l’individu faisant partie des chevaliers était exempt d’impôt, bien qu’il pouvait en percevoir et pouvait rendre sa propre justice dans ses possessions, tout en gardant l’immunité judiciaire. Par ailleurs, continue notre conteur, il possédait son propre clergé et les évêques n’avaient aucune autorité sur lui, sachant que seul le pape avait une autorité supérieure au Grand Maître.
Suite aux croisades, deux autres Ordres à la fois religieux et militaires ont été fondés. Parmi ces deux nouveaux groupement, se trouve le principal rival des Templiers, l’Ordre des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, fondé en 1100, communément appelés les « Hospitaliers », dont la mission principale était de se consacrer dans ses débuts à soigner les pèlerins malades, venus accomplir le voyage en Terre Sainte. L’origine des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem est au monastère Sainte-Marie-des-Latins, fondé à Jérusalem même, au milieu du XIe siècle par des marchands amalfitains. Ces derniers combattaient parfois aux côtés des Templiers, mais aussi en tant que concurrents, pour la gloire ou les richesses d’une ville.
La première Croisade de 1099 avait fait passer la ville musulmane de Jérusalem sous la domination chrétienne, mais avait renforcé l’insécurité dans la région. Les frères hospitaliers, avaient de ce fait été reconnus comme ordre monastique le 15 février 1113 par le pape Pascal II, faisant d’eux des chevaliers hospitaliers. Le maître Hospitalier Raymond du Puy avait transformé l’Ordre charitable en ordre militaire par la suite.
Sur sa demande le pape Innocent II attribua aux Hospitaliers le drapeau à croix blanche en 1130 pour les différencier des Templiers qui portaient la croix rouge. Un troisième Ordre entrait aussi en concurrence et était celui des « chevaliers Teutoniques, fondé en 1190 et, composé exclusivement d’allemands habillés en manteau blanc frappé d’une croix noire.
Imaginez-vous, s’exclame l’homme en soutane en face de nous, que les « Pauvres chevaliers du Christ » savaient très bien gérer leurs richesses et les administrateurs de l’ordre se chargeaient de faire fructifier leurs biens. Tous les plus grands nobles, allant jusqu’aux rois d’Angleterre et de France, donnaient aux Templiers, en échange de services divers, protection ou encore aide militaire. Régulièrement, les Templiers se voyaient octroyer d’imposantes richesses comme des châteaux, des trésors, des villes et même des royaumes entiers.
Les Templiers ont de ce fait inventé le métier de banquier et avaient créé, en plein Moyen Âge, un système bancaire perfectionné où il était possible de réaliser la plupart des opérations modernes, comme l’ouverture de compte, les avances, le cautionnement, les consignations ou encore les transferts internationaux de fonds. N’est-ce pas complètement fous de se dire cela mes frères, nous questionne soudainement notre hôte, faisant preuve d’un léger excès de zèle, laissant sa passion pour l’histoire le submerger.
Après avoir longuement traités avec de richissimes marchands d’Asie, les chevaliers de l’Ordre sacré se sont vu confié d’autres missions d’importances majeures, telles que la garde et l’administration du trésor public des rois de France et d’Angleterre, ou encore, la gestion du denier de saint Pierre et celle des fonds destinés à financer les croisades, de la part des divers Papes au pouvoir.
Hospitaliers et Templiers ont joués et ce, jusqu’au XIIIe siècle, un rôle de premier plan sur l’échiquier politique du royaume de Jérusalem. En 1137, ils recevaient de Foulques Ier, roi de Jérusalem, la garde de la forteresse de Bath-Gibelin ; en 1142 celle du krak des Chevaliers. Leur structure militaire et leurs places fortes ont fait d’eux des armées très efficaces et redoutées.
La différence majeure qui résidait entre les Templiers et les Hospitaliers était que ces derniers n’hésitant pas à s’ingérer dans la conduite du royaume, formant à la cour un véritable parti de la guerre qui s’opposait aux dits poulains, ces seigneurs francs nés en Terre Sainte et d’avantage favorables à une entente avec les musulmans.
Mais ce n’est pas tout, nous interpelle le religieux qui nous fait face, on disait aussi des Templiers qu’ils pratiquaient l’alchimie et qu’ils avaient trouvés la pierre philosophale permettant de fabriquer de l’or. Mais cela reste une partie plus difficile à vérifier, termine-t-il, d’un ton similaire à de la déception.
Et comment se fait-il que de si puissantes organisation, autant répandues, ont pu ainsi disparaître, ne laissant derrière elles que des bribes d’histoire, ne servant plus qu’à faire rêver les mioches dans les coures de récréation, demande soudain François qui semble se réveiller et s’intéresser subitement au sujet.
J’y arrive justement, le coupe directement le moine, à la limite agacé par l’intervention de mon ami d’aventure.
Il faut savoir, poursuit-il, que la perte de Jérusalem inaugura le lent déclin de l’entreprise chrétienne en Orient, malgré les rares victoires comme la prise de Saint Jean d’Acre en 1191. Malgré le fait qu’en 1229 les croisés ont réussit à convaincre le sultan de leur rendre la ville sainte pour dix ans, cela n’a pas empêché les Turcs, en 1244, de chasser les occupants de Jérusalem après avoir dévasté la ville entière.
Puis, ajoute-t-il, dans les années qui ont suivies, les chrétiens ont perdus petit à petit leurs possessions et, en 1291, soit un siècle après sa prise, le sultan égyptien les chassa de la ville de Saint Jean d’Acre. L’épopée militaire des Templiers s’acheva ici et le grand maître avait du établir domicile dans le Temple de Paris, devenu le chef-lieu de l’ordre, dès lors.
S’ensuit, Le 13 octobre 1307 à l’aube, lorsque les baillis et sénéchaux du roi de France, Philippe IV, ouvraient les lettres closes que le Conseil royal leur avait fait parvenir quelques jours avant et qui leur donnaient l’ordre d’arrêter tous les Templiers vivant dans le royaume. Malgré les protestations, de moins en moins convaincues, du pape Clément V, qui voulait se saisir de l’affaire, les agents du roi, menés par Guillaume de Nogaret, obtenaient, par la torture, les aveux qu’ils souhaitent obtenir, à savoir corruption de l’ordre, hérésie et reniement du Christ.
En 1310, le roi fit brûler vifs cinquante-quatre Templiers et trente-six autres moururent sous la torture. Le pape, cédant à ces pressions, prononça la dissolution de l’ordre le 3 avril 1312. Les biens de l’ordre ont été dévolus aux Hospitaliers, partout en Europe, sauf en Espagne, où un nouvel ordre avait été créé pour recueillir l’héritage. Le 18 mars 1314, le maître du Temple Jacques de Molay et l’un de ses compagnons ont dus monter sur le bûcher à Paris.
L’homme d’Eglise face à nous se redresse et nous adresse un regard, se taisant.
Et c’est tout s’exclame François. Mais, quel est le rapport avec nous et notre foutu billet de un dollar, se met-il à hausser la voix, énervé. L’Abbé ne nous a pas envoyé ici pour entendre ces histoires vieilles de mille ans, sans aucun intérêt pour notre quête, crie-t-il ensuite. Je me fous de savoir ce qui a fait que les chevaliers n’existent plus, s’emporte-t-il à présent, se relevant brusquement et battant désormais le vide de grands gestes nerveux.
Calmes-toi, bon sang, dis-je à mon ami, le regardant interloqué par son changement d’humeur soudain et par son manque de tact. Bon, je reconnais que le récit des aventures de nos ancêtres ne me semble pas d’un grand secours, mais attendons de voir où veut en venir notre hôte, poursuis-je. Assieds-toi et attends la suite, conclus-je, le voyant se raisonner et reprendre sa place.
Cette histoire est importante, il vous faut connaître le passé pour comprendre le présent et d’autant plus si vous cherchez à deviner l’avenir, lui rétorque le moine, sans pour autant s’offusquer ou s’affoler. L’Ordre des Chevaliers de Malte est un des facteurs déterminants qui permettent de comprendre l’influence que le Vatican a su développer au cours fil des décennies, il a joué un rôle prépondérant dans notre histoire moderne. Cet ordre, continue-t-il, n’est pas la plus ancienne société secrète, mais une des plus anciennes branches de la société secrète « Order of the Quest » JASON Society, qui existe toujours à l’heure actuelle. Le président de l’ordre de Malte est élu à vie, avec l’accord du pape.
Mais soit, dit l’Homme de foie, je vais passer directement à la partie qui vous intéresse, le billet de un dollar qui vous a été remis à Montbenoît, mais pour cela, je dois en premier vous énumérer un autre thème, celui de la Franc-maçonnerie.
L’institution maçonnique doit son existence à une confrérie de maçons constructeurs, qui voyageaient en Europe dès le VIIIe siècle. Ils se partageaient des secrets reliés à leurs métiers. On ne retrouve la première trace du mot « franc-maçon » qu’en 1376, sous la forme anglaise « freemason ». Il faut voir dans cette dénomination un homme libre, un ouvrier hors du commun, bénéficiant de franchises accordées par l’église ou par les souverains, libre des obligations d’une corporation ou libre de naissance, nous explique notre nouvel équipier.
C’est en grande Bretagne, enchaîne-t-il, et surtout en Écosse, que l’on trouve au début du XVIIe siècle, les premières traces de la franc-maçonnerie moderne, soit la transition entre une maçonnerie de métier à une maçonnerie de pensée. En 1702, la loge londonienne Saint-Paul édictait que « les privilèges de la maçonnerie ne sont plus désormais réservés seulement aux ouvriers constructeurs mais, ainsi que cela se pratiquait déjà, ils seront étendus aux personnes de tous les états qui voudront y prendre part « . Commence alors l’histoire de la maçonnerie moderne, dite aussi symbolique, nous explique l’homme en soutane.
Le 24 juin 1717, jour de la Saint-Jean, les membres de quatre loges londoniennes se sont réunis et ont fondés la Grande Loge de Londres, première fédération de loge maçonnique. Trois ans plus tard, le grand maître de la loge de Londres a demandé à James Anderson, pasteur de l’église presbytérienne écossaise, de rédiger de nouvelles constitutions.
Il a fallu deux ans pour James Anderson pour publier à Londres The Constitutions of Free-Masons. Ce n’est que deux ans après que l’implantation de loges maçonnique en France avait débuté.
En 1738, la première obédience française des Loges avait vu le jour, devenant ainsi la Grande Loge de France. Puis, en 1773 était apparue une obédience rivale appelée « Le grand Orient de France ». Si, en 1738, la Grande Loge de Londres s’était proclamée Grande Loge d’Angleterre, c’est qu’elle comptait alors des loges à travers tout le pays, et même dans ses colonies, en Amériques du Nord, au Canada et aux Indes. Les Anglais l’ont exporté jusqu’en Turquie, en Chine et même jusqu’au Nicaragua. Partout en Europe, c’était la contagion avec les pays bas comme le Luxembourg et la Hollande. Ont été touchés aussi l’Allemagne, l’Autriche, la Hongrie, la Bulgarie, la Roumanie, la Grèce, La Suisse, tout l’empire de Russie, l’Europe méridionale et notamment, le Portugal.
Croyez-moi mes frères, s’exprime le moine, arrêtant un temps sa lecture pour nous regarder, une fois de plus, vous n’imaginez pas encore ce qui se cache derrière votre bout de papier valeur. Puis, décrochant un rapide sourire, tout aussi vite effacé de son visage, le religieux abaisse à nouveau la tête et reprend son récit historique.
L’ordre maçonnique n’est pas qu’une simple organisation sociale, mais elle est composée de tous ceux qui se sont liés ensemble pour apprendre et appliquer les principes du mysticisme et les rituels occultes. Ses rites et Ses cérémonies, ses modes secrets d’initiation, ses traditions et ses légendes, ses bijoux et ses emblèmes ne sont pas des compositions sans signification arbitrairement adoptées pour plaire au goût et à la fantaisie de ses inventeurs, mais sont les traces de sectes lucifériennes sur lesquelles se basent l’Organisation maçonnique.
La franc-maçonnerie compte différents rites et rituels, énonce-t-il. Au nombre des rites encore en usage aujourd’hui, on trouve d’abord le rite écossais ancien et reconnu de tous, le plus pratiqué au monde. Né en France au début du XVIIIe siècle, ce rite est composé de trente-trois grades. Le rite écossais remonte aussi à cette même période, mais lui, ne comprend que six degrés, à l’instar de son homologue français, dit aussi rite moderne, qui en compte sept, définis par le Grand Orient de France en 1786.
Laissant un silence planer quelques secondes, l’homme d’Eglise reprend la parole et nous précise que, publiquement, cette société se présente comme une organisation philanthropique, c’est-à-dire, axée sur les bonnes œuvres et prônant des valeurs justes et morales, mais, que dans les faits, il en est tout autrement.
Selon les principes de base de la franc-maçonnerie, toutes les religions dogmatiques reconnues sont issues de la Kabbale et tendent à y retourner. Toutes les associations maçonniques lui doivent leurs secrets et leurs symboles. Une partie des symboles sont divulgués a l’initié mais, ce dernier est intentionnellement induit en erreur ; leur vraie explication étant réservée aux érudits, princes de la maçonnerie.
Il y a trois secrets maçonniques, objectifs qui sont le secret d’appartenance, le secret des Rites et le secret des délibérations, nous énumère notre interlocuteur.
Puis, se penchant légèrement en avant pour déchiffrer une partie du texte ayant été recouvert par des taches de moisissures, l’homme au livre nous affranchit à ce sujet en détaillant chacun de ces secrets.
Le premier, nous explique-t-il, est le secret des délibérations qui est prescrit, entre autre, par le Règlement général du Grand Orient de France, qui interdit de rapporter à un Frère ce que l’on dit à une réunion à laquelle ce dernier n’a pas assisté. Il s’étend donc à tous les Frères absents, quels que soient leurs grades ou leurs offices respectifs.
Puis, ajoute-t-il, vient le secret des Rites qui ne vaut qu’à l’égard des Frères qui n’ont atteint pas le degré en cause. Le dernier, le seul secret qui ne concerne jamais un autre Maçon, est le secret d’appartenance. Il se peut que certains Frères placés à des endroits stratégiques, comme dans des services publics, par exemple, doivent être protégés contre les sollicitations abusives ou des indiscrétions, notamment de la part de ceux qui quittent l’Ordre. Le Vénérable de la loge du lieu de résidence ou de travail de l’intéressé connaît seul son appartenance et en fait usage avec prudence.
Un nouveau silence s’abat dans la petite pièce où nous nous trouvons, désormais assis, en tailleur pour ma part et à demi avachi en arrière, appuyé sur ses mains, les jambes repliées contre lui, pour ce qui est de mon compagnon d’aventure. Notre mystérieux bienfaiteur soudain en profite pour se désaltérer en buvant quelques gorgées d’eau, dans une bouteille de plastique déposée à ses côtés.
Mais alors, si je comprends bien, dis-je, la franc-maçonnerie est une société secrète au sein de laquelle une hiérarchie stricte et précise prédomine et dont l’influence reste encore importante de nos jours. Qu’en est-il de ce fait de son aspect religieux, si cette dernière est bien issue de sectes lucifériennes, lui demande-je, précisant que de nos jours, ce genre de croyances sont fortement craintes et condamnées par la majorité.
La question, me répond-t-il sèchement, en déposant sa bouteille sur le sol, n’est pas de savoir s’il s’agit d’une organisation sociale, politique ou religieuse. A la base, la secte était placée en avant, de nos jours, ce côté est placé en retrait.
Nous savons, souligne-t-il en appuyant chaque mot de sa phrase, que l’histoire de l’Amérique est entièrement liée à la franc-maçonnerie. Les pères fondateurs de la république américaine étaient franc-maçon. Ainsi, vers 1760 il n’était pas un coin de l’Amérique où la maçonnerie n’avait pénétré. Dès 1761, le frère maçon Stephen Morin, délégué par le Conseil des Souverains Princes Maçons siégeant à Paris, reçut la mission de propager en Amérique le système d’Hérodom. Des loges furent fondées à Boston, en Caroline du sud et une Sublime à Charleston.
En 1801, fut créé un rite maçonnique en 33 degrés, par Isaac Long, aidé par le colonel John Mitchell, Frédéric Dalcho, Abraham Alexander, Isaac Auld, et Emmanuel de la Motta, tous Souverains Princes de Jérusalem. Ce rite est composé des cinq degrés du système d’Hérodom, en y ajoutant six grades Templiers, qui complètent quatre degrés empruntés à l’Illuminisme allemand d’Adam Weishaupt, et deux grades dits d’administration.
L’Illuminisme, demande tout à coup François, s’étonnant d’entendre ce nom, alors uniquement connu de lui à travers les films de science fiction ou les quelques malheureux livres qu’il a pu lire jusqu’ici.
Oui, reprend le chanoine, les Illuminatis sont issus d’une organisation d’inspiration sumérienne, dite de la confrérie du serpent. A leurs yeux, les hommes, qui n’utilisent pas leur cerveau et qui se laissent abuser si facilement, ne méritent pas d’être mieux traités que des bêtes, finit-il, laissant sa voix se perdre dans les octaves. Puis, il ajoute, après avoir repris sa respiration, qu’il s’agît d’une organisation mondiale, regroupant une élite minoritaire.
Tout en bas de l’échelle sociale, insiste-t-il, à peine tolérés si tant est qu’on leur permet d’exister, il y a les marchands, les prêteurs, les spéculateurs, qui font un travail méprisable et qui sont au mieux compris comme la récupération des déchets laissés par une administration ordonnée. Modèle repris à l’identique par toutes les utopies totalitaires, comme cela a été le cas par les antiques empires d’Égypte, de Chine ou des Andes. . Le fait qu’il y ait à peine la moindre variation parmi tous les idéaux totalitaires de tant d’époques différentes et de lieux différents, sans absence de communication intellectuelle entre ces époques, est un indice fort de l’existence d’un même Mal derrière eux, le Principe d’Autorité.
La secte créée le 1er mai 1776 s’inspire directement de la bible et de l’apocalypse, ainsi que de la sorcellerie. Cependant si la secte utilise les religions, Lucifer, la mythologie et la symbolique comme le nombre 666, c’est tout simplement pour faire peur ou brouiller les pistes.
Mais si au lieu de tenter de brouiller les pistes, cela pouvait être vrai ; au point où nous en sommes avec votre récit, plus rien ne saurait m’étonner, dis-je en ricanant.
Dans ce cas, rétorque calmement l’homme de foie, nous aurions de ce fait affaire à une secte satanique mondiale.
Mais qu’elle est le rapport direct avec la franc-maçonnerie et avec notre billet de un dollar, interroge ensuite François en s’adressant à notre nouveau compagnon.
En 1782 l’alliance entre les francs-maçons et les Illuminés de Bavière fut scellée à Wilhelmsbad, lui explique alors le religieux, avant de reprendre une gorgée d’eau et de nous en proposer une rasade.
La secte emprunte à la franc-maçonnerie un certain nombre de rites et de grades et est divisée en deux grandes classes, nous explique-t-il ensuite.
La première classe, celle des préparations, se subdivise en quatre grades, novice, minerval, illuminé mineur, illuminé majeur ; ce dernier pouvant également être appelé Chevalier écossais. La seconde, la classe des mystères, se subdivise en deux grades, celui des petits mystères comprenant les prêtres et les princes ou régents et celui des grands mystères, ayant pour grade le mage ou philosophe et l’homme-roi. L’élite de ces derniers compose le conseil et le grade d’Aréopagite. Un rôle est commun à tous les grades, celui d’insinuant ou d’enrôleur.
Les « AGENTUR » sont des personnes exceptionnellement intelligentes que les Illuminatis choisissent dès leur jeune âge ; qu’ils éduquent ; puis endoctrinent dans l’idéologie d’un Matérialisme séculaire. Par la suite, ceux-ci sont spécialement entraînés, et rendus capables d’agir en tant qu’experts et spécialistes dans les coulisses des tous les Gouvernements, légitimes et subversifs, aussi bien qu’à tous les niveaux du monde politique, économique et industriel, ainsi que celui des sciences sociales et religieuses.
Les « GOYIMS » sont tous ceux n’étant pas du Groupe des Illuminatis, de ce fait, ceux étant sans importance aucune. En d’autres mots, ce terme est utilisé par les Illuminatis pour indiquer, pour reconnaître tous ceux qui sont marqués pour être soumis, indépendamment de leur race ou de leur Foi comme du bétail humain. Plusieurs sont portés à penser que ce mot que l’on retrouve dans les Protocoles des Sages de Sion signifie Gentils ou non Juifs ; mais l’interprétation du mot dans les années 1920, se référait plutôt à « bétail ». Il était utilisé d’une manière dégradante pour indiquer tous les peuples, toutes les races et toutes les croyances religieuses de toutes les Sectes qui ne sont pas éduqués, et entraînés par les membres Agenturs, appartenant aux Illuminatis.
La secte des illuminés de Bavière a existée de 1776 jusqu’ à 1786, nous raconte-t-il. En 1786, un des hauts responsables de la secte des Illuminés de Bavière fut frappé par la foudre près de Ratisbonne. En ramassant son corps, la police trouva sur lui des papiers compromettants qui permirent d’arrêter les principaux membres, après avoir saisi et publié tous les documents concernant cette société secrète. Elle n’avait d’autre but que de détruire toute religion, toute société civile, et finir par l’abolition de la propriété. Cette secte, liée à la franc-maçonnerie, visait à s’emparer de tous les pouvoirs de l’état et cela par des moyens tels que malversations financières, débauche sexuelle pour obtenir le contrôle des personnes occupant déjà de hautes situations et cela, à tous les niveaux, dans tous les gouvernements. La secte des Illuminés devait prendre la direction des plus importantes universités, afin d’y recommander des étudiants de bonnes capacités intellectuelles, appartenant à de bonnes familles. Puis progressivement, former ces esprits à l’idée d’un gouvernement mondial, et que seuls, de hauts initiés, les Illuminés, se devaient de gouverner la masse du peuple. De plus, tous ces agents, pouvaient, par la suite, infiltrer tous les gouvernements et tous les postes important d’un état. La secte de Weishaupt alias Spartacus, devait aussi obtenir le contrôle de la presse et tout ce qui informait les gens, afin de mieux orienter les esprits. Ses projets ne visaient à rien moins qu’à balayer toutes les monarchies aussi bien que toutes les croyances existantes, et à mettre à leur place des républiques.
Les francs-maçons français, furent contaminés par les Illuminés de Bavière que fréquenta Mirabeau à l’occasion d’une mission à Berlin, entreprennent de mettre en forme le complot devant renverser définitivement le trône et l’autel.
Malgré l’interdiction de la secte par le Gouvernement Bavarois en 1786, l’illuminisme avait eu le temps de se propager à travers le monde. De l’Allemagne, la secte s’est répandue sur toute l’Europe, et jusqu’aux Etats-Unis, là aussi par l’intermédiaire d’autres sectes, dont la franc-maçonnerie.
Je ne comprends pas réellement l’importance de ces sectes et le rapport qui vous lie avec ces histoires, nous indique subitement l’homme penché au-dessus des pages griffonnées du vieux livre, en nous regardant et laissant quelques secondes s’écouler avant de poursuivre. Je suppose que vous devez certainement mieux comprendre que moi, se plaint-il ensuite, espérant certainement que nous puissions approuver ses dires ; ce qui n’est pas le cas. Nous lui expliquons alors à notre tour que nous n’avions pas eu la moindre discussion avec l’Abbé à ce sujet et que, pour l’instant, cela ne nous aide pas d’avantage. Toutefois, nous l’invitons à poursuivre son récit des plus intéressants. La suite nous en dira peut-être plus, conclus-je, avant de lui relaisser la parole.
Thomas Jefferson, reprend-t-il, redoublant d’ardeur dans ses explications, rédacteur de la Déclaration d’indépendance des états Unis d’ Amérique, fut officiellement nommé Ambassadeur en France en 1785. Lorsque Jefferson arriva en France, le régime était encore une monarchie absolue et il vit donc naître la Révolution Française. Il contribua même au financement de la révolution française par le biais des américains. Il était si estimé qu’il fut invité à siéger à l’Assemblée Nationale lors de la rédaction de la Constitution française. Il écrivit, le 4 juillet 1776 ces mots célèbres et révolutionnaires disant comme quoi chaque homme naissait libre et égal aux autres. Plus tard il est devenu le troisième président des Etats-Unis et, le premier à siéger à Washington, la nouvelle capitale. Il était membre des « lumières », un groupe philosophique influent, à l’image de Voltaire, Rousseau, Diderot, Kant, Benjamin Franklin, et bien d’autres encore.
La philosophie de base d’Adam Weishaupt, poursuit inlassablement notre hôte, était qu’il fallait détruire toute Religion, toute société existante, et abolir la propriété pour y établir un Nouvel Ordre, sorte de paradis où tous les hommes seraient égaux et heureux.
Adam Weishaupt est mort le 18 Novembre 1830 à Gotha, le 322e jour de l’année, nombre que l’on retrouve sur le blason des « skull & bones », la société secrète des universités de Yale et Harvard à laquelle appartient des membres de familles politiques siégeant à la maison blanche.
Voilà tout ce que je connais sur les Illuminatis et la franc-maçonnerie, nous dit le religieux, refermant le livre devant lui. Je sais que de nombreux logos d’entreprises contiennent des indices indiquant leur appartenance à l’une de ces sectes ; ce qui nous amène à votre fameux billet.
La secte Luciférienne des Illuminatis est à l’origine de la conception du sceau des USA, visible sur le dollar, et de la déclaration d’indépendance des Etats Unis le 4 Juillet dont le pendant Français est le 14 Juillet, fête commémorative d’une révolution qu’ils avaient financée, nous conte-t-il. C’est à cette même date que pour la première fois l’Euro avait été historiquement côté en bourse avec la même parité que le dollar, s’empresse-t-il encore d’ajouter.
Le sceau de la pyramide tronquée comme celle de Kheops ou Gizeh avec 13 degrés est visible sur le recto des billets de 1 dollars. La politique et les finances sont les deux moyens employés par les Illuminatis pour instaurer le gouvernement mondial unifié en programmant trois guerres mondiales pour parvenir à leurs fins. « Illuminatis » signifie » ceux qui sont éclairés » ou » ceux qui savent « , ou » porteurs de lumière » au sens latin et premier du nom de « Lucifer », « Lux fero », celui qui porte la lumière. Le jour exact de la création du Sceau des Etats Unis est le 1er Mai 1776.
L’inscription d’une année en chiffres romains sur la base indique « MDCCLXXVI » soit 1776. La date 1776 est entre autre la date de la création du » Grand Sceau » des Etats Unis, l’année de fondation de la secte des Illuminatis et l’année de la déclaration d’Indépendance des Etats Unis le 4 juillet. « MDCCLXXVI » est un système constitué de 6 puis 7 lettres-nombres, à savoir : 1 + 5 + 10 + 50 + 100 + 500 = 666
Le motif du sceau avait été adopté par le Congrès le 20 Juin 1782 à l’origine et apposé sur le dollar en 1935. L’œil au centre de la pierre défaite de la pyramide est l’un des plus vieux symboles maçonniques. George Washington, un franc-maçon, premier président des Etats Unis d’Amérique, le portait déjà en blason sur son tablier de maçon. L’impression sur le dollar du sceau s’était faite sur ordre de Henry Agard Wallace (1888-1965), qui fût par la suite Vice-président des Etats Unis, aux commandes en second derrière le Président Roosevelt, de 1940 à 1944. Henry Agard Wallace, franc-maçon de son état au 32e degré, était persuadé qu’il avait une dimension Messianique et que l’Amérique avait été choisie par Dieu pour établir le futur Nouvel Ordre des Ages connu à présent sous le nom de Nouvel ordre Mondial.
Le nombre 153 est, entre autres, un symbole de réunification du troupeau rassemblé par son berger, au moment de l’enlèvement de l’Eglise auprès de Jésus-Christ, juste avant le règne de L’Antéchrist sur la terre entière et sa domination sans partage et tolérée par DIEU puisque ce pouvoir lui « est donné » et non pris comme a pu le faire n’importe lequel de ses prédécesseurs dictateurs de notre siècle. Il représente donc une étape importante des événements qui se dérouleront à la fin de notre temps et c’est un signe d’espérance pour les chrétiens. Le » Grand Architecte » est le Dieu de la Franc-maçonnerie sur le dollar Américain. Selon les nombres « Le Grand Architecte » donne 153 et en anglais: « The Illuminatis » donne aussi 153. Ce nombre n’apparaît qu’une seule fois dans la bible et savez-vous à quel moment mes amis, s’interrompe soudain notre professeur improvisé, pour nous questionner.
Face à notre manque de réactivité, ce dernier finit par en juger que nous ne connaissons pas suffisamment nos classiques et reprend la parole en nous apprenant qu’il s’agit d’un des textes de Saint Jean.
A cet instant, il se redresse et se met à fouiller dans la poche droite de sa soutane, cherchant jusqu’au plus profond de la vaste partie en toile prévue à cet effet et, en ressort une petite bible de poche qu’il ouvre et feuillette rapidement jusqu’à s’arrêter à une page bien précise et cite :
» [...] Simon Pierre monta dans la barque, et tira à terre le filet plein de cent cinquante-trois grands poissons ; et quoiqu’il y en eût tant, le filet ne se rompit point « . (Jean 21/11)
Avec le décalage horaire d’été, la 153e heure correspond à la véritable 151e heure solaire, nous explique-t-il alors. Ainsi à titre d’exemple, de Mars à Octobre 1999, bon nombre de cultes se déroulaient de 10h à 12h du matin de la fin de la 153e heure calendaire à la fin de la 153e heure solaire donc. Le passage à l’heure d’hiver s’étant établi dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 octobre 1999, veille de la Toussaint, il est bon de souligner que ce week-end était aussi celui d’Halloween, la grande Fête païenne dédiée au Diable et autres Esprits infernaux malfaisants. Le dimanche 31 octobre 1999 avait 25 heures. Dés le début de la semaine précédente, certains supermarchés avaient déjà installé leurs décors de Noël. La confusion s’installe peu à peu, séduction oblige. Il est donc possible à présent de vivre une journée de 23 ou de 25 heures au cours d’une année dans la Communauté Européenne il est salutaire de se souvenir que le calendrier avait été recomposé pendant la Révolution Française et que Daniel avait prophétisé que le Dernier Grand Séducteur changerait les lois et le temps.
Sur ces paroles, il soulève à nouveau la petite bible qu’il laissait au repos sur sa cuisse, lui étant assis en tailleur, pour le moment. Se remettant à parcourir le livre sacré il nous énonce un des passages :
» [...] Il prononcera des paroles contre le Très-Haut, il opprimera les saints du Très Haut, et il espèrera changer les temps et la loi; et les saints seront livrés entre ses mains pendant un temps, des temps, et la moitié d’un temps.(Da 7/25)
L’ « étoile de David », ou « sceau de Salomon » est aussi d’origine occulte et en rien Biblique, marmonne-t-il par la suite. Elle est composée de deux triangles équilatéraux superposés et opposés. Ce triangle dans ce cas présent peut être composé de 153 éléments avec 17 de ceux-ci représentés de chaque côté.
Révélées par l’étoile de David à 6 branches, également constituée de triangles au-dessus de la tête de l’aigle à droite du billet, les lettres » N « , » O » et » M » de la bannière forment en Français le mot » NOM « , alors qu’il s’agit d’une expression rédigée en latin « Novus Ordo Seclorum », à savoir, le Nouvel Ordre des Siècles, que l’on retrouve sous la pyramide. Il paraîtrait même que ces lettres frappées sur un clavier de téléphone feraient apparaître la séquence numérique de la bête » 666 « . Avez-vous constaté que si l’on prend toutes les lettres révélées par l’étoile de David nous obtenons A S N O M. Il suffit de remettre le « M » à sa place en début de mot pour former le mot MASON, soit en français Maçon. Troublant n’est-ce pas, dit le religieux, détournant la tête en direction de la porte, suite à un bruit de pas survenant du couloir et passant juste devant la pièce où nous nous trouvons.
L’homme de foi reste un instant silencieux, le temps d’écouter l’écho de la démarche parcourant le couloir s’éloigner et, jugeant la distance suffisante pour poursuivre, il enchaîne en nous précisant que La pierre, symbolisée par un triangle séparé de sa base, rayonne comme une étoile, représentant un Collège occulte de régnants, détaché de notre monde, du moins de celui tel que les humains communs pourraient le percevoir. Il représente une puissance supranationale, les connaissant inconnus, ceux qui savent et manipulent à leur gré les éléments, comme les finances internationales, pour opérer des transferts de richesses.
L’œil d’Horus, selon lui, ou, de Lucifer pour les sociétés occultes, l’œil qui voit tout, apparaît dans le triangle séparé du sommet de la pyramide et représente un symbole Luciférien, d’origine Babylonienne et inspirée par les Néphilim, les fameux Géants d’origine angélique, rebelles et déchus, dont les descendants avaient tant effrayés les deux espions de Moïse, en reconnaissance sur la terre promise.
La pyramide en elle-même, comme celle du Louvre ou de Kheops, comporte 153 couches de pierres de la base au sommet revêt des symbolismes multiples de mesures, de références astronomiques, de hiérarchie. Cette pyramide est l’Eglise occulte de l’Adversaire, l’ensemble de toutes les sociétés dites » secrètes » œuvrant pour la Globalisation et le Mondialisme. La réunion de la pierre de faîte à l’ensemble des degrés représentera le royaume de L’Antéchrist, accaparé par celui qui l’a suscité, Satan, aux dépends de son propriétaire légal, Jésus-Christ, pendant un temps très exactement compté en jours.
L’aigle du grand sceau, que l’on retrouve aussi dans le grand sceau du président des Etats-Unis, a été choisi comme symbole de la victoire pour deux raisons. Tout d’abord, parce qu’il n’a pas peur de charger sa proie, il est fort et assez futé pour voir au-dessus de lui. Deuxièmement, parce qu’il ne porte aucune couronne matérielle, le jeune état venant juste de se débarrasser du roi d’Angleterre. Le bouclier est sans support, ce la veut dire que ce pays peut maintenant se tenir seul. Au dessus du bouclier il y a une barre blanche signifiant le congrès, facteur d’unification en tant qu’une nation.
Dans le bec de l’aigle il y a l’inscription, « E PLURIBUS UNUM », que l’homme d’Eglise nous traduit par « une nation de beaucoup de gens ». Au-dessus de l’aigle se trouvent treize étoiles représentant les treize colonies originales.
Symboliquement sur le grand sceau de l’aigle des Etats Unis il y a treize flèches dans la patte droite de l’aigle et aussi treize feuilles dans la branche de la patte gauche. Et encore treize rayures sur le bouclier central. Sûrement les treize colonies encore. Le numéro treize symbolise aussi la révolte de Lucifer. Il y a aussi trente-trois plumes sur chacune des ailes, symbolisant les trente-trois degrés de franc-maçonnerie. La fleur du type symbole de la vie sur le dessus contient un hexagramme.
Regardez là, nous dit notre interlocuteur en nous tendant le billet, la date 1789 visible sur le dollar rappelle, en sous main, que la Révolution Française a été ourdie et financée par les Illuminatis, treize ans après leur Déclaration d’Indépendance en 1776, comme prélude de leur programme de mise en place de leur Agenda pour instaurer le Nouvel Ordre Mondial et l’Avènement de leur Antéchrist.
Le billet, persiste-t-il sans montrer le moindre signe de fatigue, cache de manière beaucoup plus discrète une chouette, à l’opposé de l’aigle qui supporte la lumière solaire de face, dont l’utilisation dans le monde occulte est connue de tous.
D’autres symbolismes sont connues et il serait trop long de toutes les énumérer, insiste-t-il encore, nous reprenant le billet pour le replacer devant lui, mais la plupart d’entres-elles relèvent ensuite plus de la fabulation et des coïncidences, que de réels sigles.
Bien, tranche François, commençant à perdre patience face à toute cette masse d’information indigeste ingurgitée de force et, désirant se lever pour se dégourdir les jambes. Je crois que j’en ai assez entendu pour aujourd’hui, s’exclame-t-il, se remettant sur ses pieds et commençant à marcher en cercle dans la petite pièce. Comment voulez-vous nous faire croire toutes ces idioties, rugit-il en se retournant de manière vive vers le religieux encore assis. Quelle preuve pouvez-vous nous apporter pour corroborer vos inepties, lui lance-t-il ensuite, lui retournant le dos et recommençant son balai nerveux.
Vous n’êtes toujours pas convaincu, se surprend le chanoine, pour le moins désemparé face à notre méfiance, mais tenant bon et ne lâchant pas prise. Soit, poursuit-il sur un ton sensiblement vexé, écoutez bien ce qui suit alors.
Le Nouvel Ordre Mondial est un retour vers Babel, alors que Babel a été dispersée par Dieu en Genèse 11.9, nous rappelle-t-il, s’adressant directement à nos souvenirs de catéchisme.
La date du 11.9 s’écrit en sens inverse pour les américain, n’est-ce pas, s’enquiert-il auprès de mon acolyte, soit 9.11, c’est bien juste, se sent-il même obligé de rajouter, afin de donner du poids à sa déclaration. Quel est le numéro d’appel d’urgence à New York, le connaissez-vous, insiste-t-il avec une touche d’arrogance envers mon ami. Ne serait-ce pas le 911 ?
Oui, d’accord, l’interrompe François, désormais énervé par cette conversation qu’il qualifie lui-même vulgairement de « masturbation mentale ». C’est bien joli de manier les chiffres ainsi, je peux aussi le faire, il me suffit de tourner les choses comme cela m’arrange, hausse-t-il la voix, tout en persévérant dans son marathon à travers l’espace restreint de la chambre.
Attendez, ce n’est pas tout, il y a encore plus troublant, reprend l’homme en soutane. C’est le 11 Septembre 1990 que le président des Etats-Unis de l’époque, a employé le terme « Nouvel Ordre Mondial » lors du 666e amendement de l’ONU, quelques mois avant d’entamer la guerre du Golfe contre l’Irak. Onze ans plus tard, le 11 Septembre 2001, le nouveau président américain avait joué son rôle avec les événements du World Trade Center, souvenez-vous.
Si vous désirez mieux comprendre tout cela, je peux encore vous expliquer les diverses instances qui ont permis à ces clans secrets de faire main basse sur notre monde et nos civilisations, poursuit le serviteur de Dieu ; chose que nous acceptons avec un peu d’hésitation.
Comme je viens de vous en faire part, les Illuminatis sont l’une d’entres-elles, une des plus influentes et des plus puissantes de toutes, une sorte d’élite au sein de l’élite même. Au fil du temps, les membres de ce groupe sont passés du statut de conspirateurs subversifs à celui de dominateurs implacables dont le but essentiel est de conserver leur pouvoir.
Le gouvernement mondial au pouvoir déclinant des gouvernements des états-nations s’est substitué un nouveau pouvoir, planétaire, global, et échappant au contrôle de la démocratie. Les citoyens continuent d’élire des institutions nationales alors que le pouvoir réel a été déplacé vers de nouveaux centres. La planète est aujourd’hui dirigée par une constellation d’organisations au rôle exécutif ou politique. Les organisations exécutives se répartissent en trois sphères de pouvoir: La sphère économique et financière, la sphère militaire et policière, la sphère scientifique et Humaniste.
Les membres du premier groupe sont issus de la sphère économique. Ils souhaitent la stabilité et la paix ; conditions favorables à la croissance économique et, une mondialisation basée sur le multilatéralisme. Les options guerrières sont donc contraires aux intérêts de ce groupe.
Le deuxième groupe, plus humaniste, est constitué de différents ordres philosophiques et mystiques qui se rattachent aux héritiers des Templiers, comme les Francs-maçons, la Rose-Croix, etcetera. Leur but déclaré est d’aider les hommes dans leur passage de la barbarie à la civilisation. Ce groupe soutient la mondialisation marchande parce que c’était un moyen de réaliser leur objectif prioritaire qui est de rendre les guerres impossibles, en unifiant le monde par l’économie et les échanges culturels. Pour ce groupe, les orientations ultranationalistes et unilatéralistes sont inacceptables.
Le troisième groupe, qui a pris le pouvoir aux Etats-Unis, appartient à la sphère militaire. Il s’agît de la CIA, la NSA, le Pentagone. Ils souhaitent l’instabilité et la guerre, favorisant ainsi les entreprises d’armement et, une mondialisation basée sur la domination absolue de l’Empire américain.
Le pouvoir politique du système est exercé par une quatrième catégorie d’organisations, les clubs de réflexion. Ce sont des réseaux d’influence, ou réunions de global leader comme le Groupe de Bilderberg ou le World Economic Forum de Davos. Toutes ces organisations ne sont pas concurrentes, mais étroitement liées et complémentaires. Elles forment un ensemble dont la cohésion est assurée par l’appartenance simultanée de certaines personnalités à plusieurs organisations. Ces personnes-clé peuvent être considérées comme les Maîtres du Monde.
Quelques uns sont des leaders politiques de premier plan, comme des présidents ou des ministres, mais la plupart d’entre eux sont inconnus du grand public. Ce système a été ingénieusement conçu.
Structurées en réseau, plusieurs organisations se partagent la même fonction, et les centres ainsi que les circuits de commande ont été doublés ou triplés, afin d’assurer plus de sécurité et de stabilité à l’ensemble. De ce fait, au cas où une organisation ou un lien devient inopérant, le contrôle global n’est pas menacé.
Pour ce qui est des instances exécutives, nous retrouvons notamment des noms connus tels que l’OCDE. L’organisation initiatrice de l’AMI, conçoit les règles du commerce mondial et influence de très près la politique économique des pays occidentaux. Elle rassemble 30 pays développés qui partagent les principes de l’économie de marché.
Vient ensuite le fond monétaire international, que l’on abrège FMI et qui, conjointement à la Banque Mondiale, dessine l’économie et l’environnement de la planète par le biais de prêts accordés aux états du Tiers-monde, à condition qu’ils appliquent une politique économique pour étendre la suprématie de l’économie à la planète.
Dans le même ordre d’idée, je vous citerai l’Organisation Mondiale du Commerce ou OMC et qui fixe les règles du commerce mondial, en réduisant considérablement la marge de décision des états dans le domaine de l’économie ou de l’environnement.
Puis, il me faut encore vous énoncer la Commission Européenne dont ses membres ne sont pas élus et le public n’est jamais informé de leurs décisions. Des parts croissantes du pouvoir des états sont transférées à cette Commission qui n’est soumise à aucun contrôle démocratique. La Commission Européenne est entièrement sous l’influence des lobbies industriels, qui sont les grands inspirateurs de la réglementation européenne. La politique européenne est élaborée en étroite collaboration avec l’European Round Table qui rassemble les dirigeants des grandes multinationales européennes. Beaucoup de Commissaires Européens sont très liés à des multinationales ou à des réseaux d’influences favorables au libéralisme et à la mondialisation et sont souvent liés au très puissant « Groupe de Bilderberg » , dont je vais de suite vous parler, ou sont encore des participants assidus du World Economic Forum de Davos.
Le Groupe de Bilderberg, dont je profite de mentionner le nom, pour vous introduire les clubs de réflexions, a été fondé par en 1954 à l’Hôtel Bilderberg à Osterbeek. C’est sans doute le plus puissant des réseaux d’influence, précise de suite l’homme de foie, en brandissant sa main droite en l’air. Il rassemble des personnalités de tous les pays, leaders de la politique, de l’économie, de la finance, des médias, ainsi que quelques scientifiques et universitaires. Pour ceux qui enquêtent sur les réseaux de pouvoir, le Groupe de Bilderberg est le véritable gouvernement mondial. Très structuré, il est organisé en trois cercles successifs. Au cours de ses réunions, des décisions stratégiques essentielles y sont prises, hors des institutions démocratiques, où ces débats devraient normalement avoir lieu. Les orientations stratégiques décidées par le Groupe de Bilderberg peuvent concerner le début d’une guerre, l’initiation d’une crise économique ou au contraire d’une phase de croissance, les fluctuations monétaires ou boursières majeures, les alternances politiques dans les démocraties, les politiques sociales, ou encore la gestion démographique de la planète. Ces orientations conditionnent ensuite les décisions des institutions subalternes comme le G8 ou les gouvernements des états.
Un autre acteur dans ce décor est la Commission Trilatérale, fondée en 1973 et réunissant des dirigeants des trois des zones économiques principales mondiales, qui sont l’Amérique du Nord, l’Europe de l’Ouest et le Japon. Elle a pour but de réunir en un seul groupement les géants les plus éminents de l’industrie et de l’économie, afin de créer de force et de manière définitive, le Nouvel Ordre Mondial. Elle offre à l’élite venant d’horizons divers de la franc-maçonnerie la possibilité d’une collaboration secrète à l’échelle mondiale. Elle doit aussi permettre aux Bilderberger d’élargir leur influence en leur donnant une base politique plus large. La Commission trilatérale se compose de 200 membres environ qui sont, contrairement aux membres de Bilderberger, permanents.
Il ne faut pas oublier non plus le CFR, Council on Foreign Relations, une organisation américaine qui rassemble des leaders politiques ou économiques de haut niveau. Depuis le début du XXe siècle, presque tous les présidents américains sont des membres du CFR. Le CFR est en partie responsable de la création de l’ONU qui lui sert d’outil pour accéder au Nouvel Ordre mondial, c’est-à-dire au Gouvernement mondial unique. La plupart des postes de dirigeants des services d’information, presse et télévisées, sont occupés par des membres du CFR. Les membres du CFR, lui-même rattaché au RIIA et au Comité des 300, détiennent aussi les postes clefs dans les plus grands trusts d’énergie, les appareils militaires et certains gouvernements influents. Les Skull & Bones, ordre des Illuminatis, forme le cercle intérieur du CFR et inclut, de ce fait, d’autres médias. A travers l’influence de la Round Table, du Comité des 300, des Bilderberger, du RIIA et du Club de Rome, la situation est valable aussi pour l’Europe.
Le club de Rome, dont je viens de prononcer le nom juste avant, est composé essentiellement de leaders politiques et économiques européens, bien que plusieurs de ses membres proviennent d’autres organisations et clubs de réflexions de part le monde. Il sert uniquement de club de réflexion.
L’un des plus important groupe que je n’ai pas encore évoqué, se souvient tout à coup le religieux est le Bohemian Club, créé en 1872 par cinq journalistes du San Francisco Examiner et situé à Santa Rosa en Californie. C’est un des clubs les plus fermés du monde. Véritable club de l’élite, il regroupe 2235 personnes, uniquement des hommes, la plupart américains mais aussi quelques européens et asiatiques. Environ un cinquième des membres est directeur d’une ou plus des 1000 compagnies classées dans le magazine Fortune, PDG d’entreprise, fonctionnaire gouvernemental au sommet et/ou membre d’importants conseils politiques ou de fondations majeures. Environ 85% des membres sont californiens.
Le reste des membres se décompose essentiellement en une élite de la justice et du commerce au niveau régional avec un petit mélange d’universitaire, d’officiers militaires, d’artistes, ou de docteurs en médecine. Les PDG, chefs d’État, et écrivains à gros tirages représentent au total le quart de la fortune privée des Etats-Unis, se réunissent tous les ans lors des deux dernières semaines du mois de juillet dans la forêt californienne. La cotisation est de 10000 $ et la liste d’attente de 18 ans au minimum.
Ils y exercent leurs talents musicaux, comiques, mais des discours y sont aussi tenus. Des arrangements y sont aussi probablement convenus. Plus atypique, étant donné la rationalité dont font preuve les membres dans leur vie quotidienne, des cérémonies païennes d’inspiration druidique ont lieu. Les données recueillies sont toutefois fragmentaires en raison de l’extrême surveillance mise en place
Le Forum Economique de Davos est une organisation qui rassemble les hommes les plus puissants et les plus riches de la planète. Le critère d’admission au sein de ce réseau est le niveau de pouvoir, de richesse et d’influence du candidat, dans le domaine de l’économie, de la politique internationale, de la technologie, ou des médias. La principale réunion du World Economic Forum a lieu chaque année à Davos, en Suisse, à la fin du mois de Janvier. Tout au long de l’année, les membres les plus importants de cette organisation sont reliés par un super réseau de vidéoconférence, appelé Welkom, qui leur permet de se concerter à tout moment sur les décisions mondiales importantes.
Il y a aussi l’ONU, l’Organisation des Nations Unies, datant de 1945, succédant à la Société des Nation qui avait vu le jour en 1919 à Genève, suite à une réunion Franc-maçonnique. La fin de la guerre prépara la voie pour la création de l’ONU en 1945, dont le siège principal se trouvait sur un terrain donné par une des familles les plus riches et les plus influentes, à New York. Parmi les membres fondateurs de l’ONU, quarante-sept au moins faisaient partie du CFR. Cette institution créée par les Illuminatis représente la plus grande loge franc-maçonnique du monde où doivent se réunir toutes les nations.
D’autres groupes ou clubs existent, fractionnés au niveau de leur pays, je ne vais pas tous vous les citer mes amis, n’ayez craintes, nous dit ensuite le chanoine, pouffant de rire. Nous ne pouvons que lui retourner un hochement de tête, comme pour le remercier avec humour de son attention à notre égard.
Donc, si j’ai bien tout compris et si je me réfère à mes souvenirs concernant les événements qui se sont passé ces dernières décennies, prends-je la parole, je suppose qu’il n’est pas erroné de dire qu’un nouvel ordre mondial a été instauré en coulisse. Les États-Unis estiment être investis d’une mission qu’ils se sont donnés à eux-mêmes, par leur poids sur l’échiquier mondial, c’est bien cela, demande-je.
Oui, c’est exact, me répond l’homme de foi, après sa victoire dans la guerre du Golfe en 1991, Washington a parlé d’édifier un nouvel ordre mondial façonné à son image. Avec des accents prophétiques, en utilisant les termes suivants : « Les États-Unis sont appelés à conduire le monde hors des ténèbres et du chaos de la dictature vers la promesse de jours meilleurs.».
Tout a été planifié et préparé depuis longtemps. La mondialisation était inscrite dans les premiers accords du GATT, en 1947, avec le libre-échange, poursuit l’homme calmement. Constatant la crise de la démocratie, rapport publié en 1975, la Commission Trilatérale publiait en 1976 son plan : «La réforme des institutions internationales». Une nouvelle répartition des voix au FMI et à la Banque Mondiale s’est opérée en faveur de l’impérialisme et de l’hégémonie US.
En réalité, précise-t-il, en combattant le communisme et le socialisme partout dans le monde, les USA sont arrivés à leurs fins. Ils étaient déjà les grands gagnants de la dernière guerre mondiale, avec la suprématie du dollar, mais l’effondrement de l’URSS, après une course aux armements ruineuse, leur laisse l’hégémonie totale, sans omettre l’abrogation du pacte de Varsovie, symbolisé par la chute du Mur de Berlin. N’oublions pas aussi que les puissantes agences de presse américaines ont eu un rôle important depuis 1945, en propageant leurs mots d’ordre dans le monde. Le Nouvel Ordre Mondial diffuse « la pensée unique », pour le grand « marché unique », la monnaie-refuge étant le dollar.
La libre circulation des capitaux par uniformisation du système bancaire, l’arrivée des nouvelles technologies et la mise en réseaux, ont eu pour effet la suppression des taxes douanières. Pour les grandes entreprises multinationales qui se sont développées en délocalisant leurs usines ou leurs unités de production dans les pays émergeants, où la main-d’œuvre est bon marché, il fallait mondialiser l’économie libérale pour favoriser les échanges commerciaux sur la planète entière. Il n’en demeure pas moins que la mondialisation comporte non seulement un degré d’intégration des économies jamais égalé, mais aussi de nouveaux acteurs qui imposent de nouvelles règles et de nouvelles disciplines et, plus important encore, engendrent de nouveaux déséquilibres et de nouvelles contradictions.
Tous les États sont endettés à cause du système monétaire international qui profite aux banques privées. Depuis la dernière guerre, le dollar est la monnaie-refuge, la seule indexée sur l’or, après la conférence de Bretton-Woods de 1944. Mais, depuis 1971, les USA exportent leur déficit en laissant fluctuer le dollar. Quand le dollar est sous-évalué, cela favorise leurs exportations ; leurs prix sont plus compétitifs. Si son cours remonte, leur économie étant plus compétitive ; les autres Pays, qui ont recours au dollar en empruntant, sont ainsi spoliés.
C’est bien connu, se manifeste à nouveau François, les marchés commandent l’économie aux États ; les gros investisseurs privés ont un poids économique énorme, face aux administrations nationales. La propagande pro libérale parvient sur tous les continents par presse, radio, télévision, réseaux interconnectés, on le sait ! Les Etats sont affaiblis et endettés à cause des paradis fiscaux qui servent aux entreprises transnationales qui cherchent à se soustraire aux taxes et impôts, grâce aussi aux nouvelles technologies qui permettent le transfert des capitaux de façon instantanée et immatérielle, il n’y a rien de bien surprenant dans tout cela, intervient encore François.
C’est vrai, prends-je la parole, aujourd’hui règne la pensée unique et la mondialisation semble terminée et nous constatons que c’est la fin de la démocratie. Une seule superpuissance domine le monde comme nul pays ne l’a jamais fait ; elle exerce une écrasante suprématie dans les cinq domaines de la puissance, à savoir , politique, économique, militaire, technologique et culturelle.
Bien, maintenant que je vous ai tout raconté, il vous faut repartir, cet endroit n’est plus un endroit sur, ni pour vous, ni pour moi, nous indique l’homme au vieux livre, se relevant et se dirigeant vers le fond de la pièce pour y redéposer son livre. Ici, précise-t-il inquiet, les murs ont des oreilles. Partez, partez vite, se met-il alors à nous chasser, nous tapant sur les épaules pour nous faire lever. Ne parlez à personne, retournez vous enfermer dans votre chambre et demain, à la première heure, quittez cet endroit. Je demanderai à l’un de nos apprentis de venir discrètement vous réveiller demain de bonne heure, il vous conduira ensuite vers un frère guide qui vous accompagnera sur une partie du trajet pour redescendre en direction de l’Italie. Je ne pourrais malheureusement pas vous accompagner, cela risquerait de vous ralentir et de compromettre vos chances de réussites. Bonne chance mes frères !
Chapitre suivant : En ligne dès le 16.06.2010…
