15
sept
Et soudain le silence…
Emporté par le fracas de nos âmes à la dérive
Sans but et sans pourquoi
De nous en aurait fait le choix de la multitude au pas
Détrôné par les bourgeois, en mal d’émois
Suicidé par un progrès auquel on ne s’y fait
Mais ça, ça plaît et passera à la Télé
A coup sûr, demain, tous célèbres
A coup sûr, demain, tous enterrés
Et puis demain, faut y arriver, ce n’est pas gagné
De mon estrade, les yeux en sang
Les mains tremblantes, les poings serrés
Je vois le monde sous mes pieds
Hiver et puis été, que de saisons, rien de changé
Les hommes et les curés, armés, bâillonnés
Au banc des accusés se confondent
Et encore une fois, nous immondes
Que faire, sauter ?
Et tomber, risquant de se louper pour passer à la Télé
Faut y arriver, ce n’est pas gagné
Alors autant se calmer, se lamenter et assassiner
Peut-être un jour tu pourras leur ressembler
Vendre Père et Mère pour un peu d’air, polluée hier
Belle est la vie pour ceux sans soucis
Qui un matin, attendrit pas leur si beau récit
Du haut de la falaise, libre comme la fournaise,
D’un geste lent, s’enlaçant dans le néant
Disparaissent emportés par le vent
Et les larmes de leurs parents,
Dans le soleil couchant d’un dimanche hardent
Dernier de l’année
A terre vont tomber, un message à faire passer,
Comme pour tout recommencer
Et c’est ainsi qu’une rose est née
Un matin de charité
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