15

sept

by 7th_sign

L’air du soir qui, en une brise claire, se laisse choir
Le long d’auvents étincelants et de joncs,
Parcourant les prairies et champs endormis,
Au travers d’arbres lissés de marbre par l’hiver.

Leurs branches, étranges, pleurent et penchent sous l’avalanche.
Plus assez de feuilles pour empêcher le deuil.
Le regard de l’astre lunaire éclaire le brouillard.
La trace de notre émoi se glace dans le froid.

Il est un temps d’accalmie en cette nuit bénie,
Magique sensation de compassion unique,
Image de mages suivant un feu dans les cieux,
Miracle de la vie au spectacle de l’infini.

Reflets étoilés sur un parquet enneigé.
Ambiance feutrée dans le silence d’une nuitée.
Chaleur en nos cœurs, à l’heure du bonheur.
Douzième coup de minuit, baptême de l’audite.

La fraternité d’une journée de charité,
Promesse d’ivresse pour un lendemain sans fin.
A croire que cela pourra changer l’histoire.
Qu’à la gloire d’un enfant l’espoir serait chant.

Humains du monde en ronde, tous mains dans la main.
Il est arrivé, portes et fenêtres fermées.
Chacun chez sois festoies devant un festin,
Feintant de connaître l’être compatissant.

De trop de bonté, a eu beau s’élever.
Souffrir, mourir et revenir, ne purent suffire.
De tant d’humilité le dément l’a crucifié.
Deux mille ans de feux et de sang dans les rangs.

Autant de martyres et de soupires hardant
L’humain attend demain que tu lui tendes la main
Autant de martyres et de soupires hardant
L’humain attend demain que tu lui tendes la main

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