15
sept
Te souviens-tu ces interminables journées
Que nous passions tous deux à rêver
Contemplant cieux et marées en quête de liberté
On était heureux et le monde semblait mieux s’en porter
Te souviens-tu aussi nos innombrables pensées
A l’égard de ceux qui de suite nous ont condamnés
Pensant que rien naît pour durer
Et que seule l’amertume ne saurait subsister
Te souviens-tu enfin ce matin au lever
Quelle fut donc ta première pensée
Lorsque vers moi tu t’es retourné
« Pour la vie » furent les mots prononcés
Je me rappelle tant ces premiers moments
Qui de ma peine ont su réveiller mes sentiments
Faisant de moi l’homme de maintenant
Celui qui, dans le temps, évolue en chantant
Je me rappelle à mes dépends les gens
Autour de nous, nous regardant en riant
Priant et conspirant contre les tirants
Pour que demain rime avec néant
Je me rappelle encore de ces mots vibrants
Que dans mon oreille j’entends
Chaque fois que ton visage en mon esprit s’étend
« Pour la vie » furent les mots enivrants
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