Introduction – La prophétie des anciens
L’aube du 21 décembre 2012 révèlera pour la première fois depuis 26’000 ans un aspect nouveau de notre monde. Le soleil, dans un alignement parfait, se lèvera et viendra se joindre à l’intersection de la Voie lactée et du plan écliptique.
La croix cosmique engendrée par cette rencontre exceptionnelle formera, le temps d’un instant éphémèrement éternel, le symbole retranscrit dans toutes les traditions spirituelles du monde comme l’incarnation de l’Arbre Sacré, l’Arbre de la Vie.
Cet Arbre, issu de la kabbale, représente les lois de l’univers et, est formé de quatre mondes, en plus de dix centres énergétiques appelés Sephiroth. Mais aussi, de trois voiles d’existence négative non manifestée, de trois piliers et de vingt-deux sentiers. Cet ensemble forme les trente-deux voies de la sagesse.
Atziluth, le premier des quatre mondes, renferme l’émanation; à savoir, les archétypes, les concepts et le mental abstrait.
Briah, le second de ce quartet, correspond à la création, à un mental concret ainsi qu’à toutes formes de pensées.
Yetsirah, troisième partie de l’Arbre, schématise la formation par les émotions, les sentiments et l’astral.
Asiah, le dernier monde, correspond à l’action brute.
Le livre de la Formation appelé Sepher Yetsirah; un des plus anciens traités rabbiniques de philosophie Kabbalistique connu, traitant de l’origine de l’univers et de l’humanité, nous explique que l’esprit humain se fixe sur la vérité et la raison, tout en étant capable de prendre en compte les développements de l’intelligence par des nombres. Le Zohar représente la vérité absolue et le Sepher Yetsirah met à disposition des humains les moyens de l’atteindre et de l’utiliser.
Les Sephiroths sont dix nombres primordiaux, dont le nom est dérivé de la racine hébraïque SFR et qui signifie «compter». Le terme Sephiroths indique qu’il ne s’agit pas de nombres traditionnels, mais de nombres dit «principes», identifiés comme étant les dix dimensions infinies du cosmos; à savoir les six dimensions de l’espace, les deux du temps et celles du bien et du mal.
Les Sephiroths ont été conçus afin de pouvoir décrire la naissance du monde. La première Sephira caractérise le pneuma divin; de celui-ci sort la seconde qui est l’air. De l’air sont issus l’eau et le feu, respectivement troisième et quatrième Sephira. Les 6 dernières Sephiroths représentent les six directions dans l’espace et sont scellées au moyen de 6 permutations du grand nom de dieu YHW.
En se référant au Sepher Yetsirah, on découvre que «le réel», constitué par la combinaison des 22 lettres hébraïques, génère les 231 combinaisons binaires à l’origine de la création du monde.
Le premier groupe de lettres est composé des trois consonnes mères, à savoir aleph, mem et shin.
Le second groupe est composé des sept consonnes doubles représentant les sept planètes du cosmos, les sept jours de la semaine ainsi que les sept orifices de la tête de l’homme.
Le dernier groupe, celui des douze consonnes simples, placées en rapport avec les douze manifestations psychosomatiques qui se déroulent chez l’homme, ainsi qu’avec les douze organes principaux, représente les douze mois de l’année.
Kether est le premier des Sephiroths, il symbolise la Volonté et la Couronne, que l’on représente par le Svastika. Ensuite vient Hochmah, que certains nomment Chokmah, correspondant à l’amour et à la Sagesse et que l’on représente par un phallus. Binah, le troisième, indique l’intelligence et la compréhension, il est redessiné par une coupe. Le quatrième est Hesed ou Chesed, la Miséricorde et la Grâce, symbolisé par le bâton. L’épée qui représente la Justice et la Rigueur correspond à Geburah, cinquième Sephiroths. Tiphereth, en charge de la Beauté se reconnaît pas une croix tandis que Netsah, que l’on prononce Netzach, image la Victoire à l’aide d’une rose. Hod, le huitième de la liste, signifie la gloire et à cet effet, le héro Hermès a été choisi comme emblème. Le Fondement, caractérisé par Yesod se retrouve dans un miroir, alors que le dernier Sephiroths, Malkuth, s’apparente au royaume que l’on a retranscrit à l’aide d’une croix aux bras égaux.
La négation, l’illimité et la Lumière sont les trois voiles d’existence négative non manifestée.
La Miséricorde, à droite du signe de croix, positif et masculin est dénoté par la lettre « schin ». La Rigueur, à gauche du signe de croix, contient le négatif et le féminin et est, quant à lui, gouverné par la lettre « mem ». La lettre « aleph » gère l’équilibre, au centre du signe de croix, neutre. Tous trois composent les trois piliers de l’Arbre sacré.
Yaschin, pilier de la miséricorde, comporte les Sephiroths de l’aspect masculin et les aspects positifs, à savoir Hokmah, Chesed et Netzah. Il est associé à tout ce qui insuffle la vie et pousse à son développement; souvent représenté comme une colonne de couleur blanche.
Le pilier de la rigueur, que l’on nomme Boaz, comporte les Sephiroths réceptacles, teintées de l’aspect féminin, à savoir des aspects négatifs car ils tendent à restreindre les actions de la Force : Binah, Geburah et Hod. Ce pilier s’apparente à tout ce qui contient, résorbe et confine la vie afin de mieux la contrôler. Il est souvent représenté comme une colonne de couleur noire. On l’appelle aussi parfois pilier de la sévérité, ou de la Forme en tant que forme du moule dans lequel tout vient s’inscrire.
Le pilier de l’équilibre, pilier central, représente le devenir théorique de tout être humain. Ce pilier comporte les Sephiroths qui se trouvent marquées d’une union équilibrée entre les deux principes, à savoir Malkut, notre monde, Yesod, la porte vers les sphères plus hautes, Tipheret, l’enfant divin de Chesed et Geburah, et enfin Kether, la Sephira de l’illumination, parfait équilibre entre ces deux principes qu’elle a elle-même engendrés.
Partant du principe que chaque Monde contient l’Arbre de Vie en entier et possède son humeur ainsi que toutes ses créatures, une dernière structure kabbalistique que l’on nomme également les Mondes peut être établie :
Tout d’abords Sohar, le Monde Parfait, où tout est structure, code à respecter, interdit à observer et dont les créatures qui le peuplent sont très pointilleuses sur les principes, sur les rituels répétitifs et rigoureusement codifiés.
Ensuite Zakaï, Monde Pur, où la nature de l’univers s’exprime dans sa plus grande pureté. Les êtres vivant dans ce monde sont souvent très proches de la préservation, de la pureté élémentaire. Une sorte de chevaliers luttant pour l’honneur et pour le maintient de toute forme d’intégrité.
Vient après, Pachad, le Monde de l’Apocalypse. Un monde cataclysmique, perpétuellement en mouvement, soumis au cycle incessant des changements. Tout y est amené à être détruit, salit, perdu pour ensuite être retrouvé, nettoyé ou reconstruit et cela sans fin. D’humeur changeante et difficile à cerner, les créatures de ce monde sont les ouvrières d’un renouveau permanent. Elles œuvrent généralement en symbiose avec les cycles de la nature, qu’il s’agisse de cycles ascendants, créateurs, ou de cycles descendants, destructeurs.
Meborack, le Monde de l’Equilibre, est un monde entièrement fait de subtiles nuances savamment dosées où toute chose est le résultat d’harmonieux mélanges. Les paysages de ce monde sont d’une très grande beauté et à cet effet, les créatures de ce monde sont toujours soucieuses de cet équilibre, attaché au pilier central de l’Arbre de Vie. Toutes les vies en ce Monde cherchent à rétablir l’harmonie, tendant à la perfection en toute chose.
Le dernier des Mondes, Aresh, ravagé par les batailles et la furie de ceux qui le peuplent, correspond à l’Adversité. Les cinq éléments le composant s’y livrent une guerre depuis l’aube des temps, dans laquelle toutes créatures vivante est destinée au combat. Chacun recherche dans cette voie, le dépassement de soi en anéantissant l’adversaire à travers les épreuves, tant physiques que spirituelles.
Au-delà de ça, en plus de la date du 21 décembre 2012, nous savons que le 20 mai 2012 se produira une éclipse annulaire du Soleil, suivie, le 6 juin de cet même année, du second et dernier transit de Vénus pour le siècle en cours
Le 13 novembre aura lieu une éclipse totale de Soleil, plongeant la lumière divine durant quelques instant dans l’obscurité la plus totale et visible depuis le nord de l’Australie et le Pacifique sud.
L’année 2012 s’achèvera sur l’aboutissement du grand cycle de treize baktuns que l’on retrouve dans le calendrier maya.
Les mayas, peuple très évolué, se distinguait de toutes autres civilisations mésoaméricaines par l’usage omniprésent d’un système de datation nommé « le compte long ». Cependant, les premières inscriptions en compte long ne datent pas de cette aire, mais sont bien antérieures. Le centre épi-olmèque Tres Zapotes, situé à Veracruz, au Mexique, a été exploré de 1938 à 1940 par William Sterling. Ce dernier renferme la stèle C, dont une datation scientifique nous propulse en l’an -32 et qui serait probablement la plus ancienne stèle connue en compte long de la Méso-Amérique.
Les Mayas connaissaient deux types de calendrier, le calendrier Tzolkin, calendrier rituel de 260 jours et le calendrier haab, calendrier solaire, composé de 365 jours. Cependant, le compte long offrait une troisième possibilité de datation très précise. Le point de départ de cette datation est la création du monde actuel, que les Mayas situaient le 11 août 3114 av. J.C.
Le kin, unité de base du calendrier correspond à un jour. La notion de semaine n’existe pas chez les Mayas, ces derniers calculaient directement le winal, plus ou moins équivalent à notre mois, et qui comporte 20 jours et repose sur un système vigésimal ou base 20. De ce fait, l’unité supérieure aurait donc du être de 20 X 20, mais au lieu de cela, les Mayas ont choisi une unité de 18 X 20 = 360 jours qu’ils appelaient tun. Ce choix à certainement été influencé par le cycle d’une année solaire.
Le katun correspond à une suite de 20 tuns, soit 7.200 jours et au delà, on trouve le baktun, qui, suivant la logique mathématique de la base 20, représente un cumul de 20 katuns, 144′000 jours
Ce calendrier, employé par tous les Mayas de l’Époque classique, est à la base de leur conception cyclique de création et de destructions de l’univers. Il existe des unités supérieures au baktun, le kinchiltun qui équivaut à plus de trois millions d’années.
Les Mayas croyaient à l’existence de cycles de 13 baktuns, c’est-à-dire approximativement 5128 années solaires et, toujours selon eux, l’univers actuel aurait été créé en -3114 avant J.C.
Chapitre suivant : En ligne dès le 29.09.2009…
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