15
sept
Au fond de ce verre, à la lueur de nos fers
Je sens monter l’ivresse, le bonheur comme une caresse
Ne restes-tu pas ?
Entends-moi !
Dans cette prison d’éther, au gré des hémisphères
Tu traces ton chemin, te séparant du miens
Ne vois-tu pas ?
Achève-moi !
De cet état en guerre, dès la prochaine frontière
Nous changerons de train et nous partirons loin
Ne viens-tu pas ?
Si loin de moi !
Enfant de cette terre, sans répits tu erres
Perdu en ce millénaire, tu te saoul avec de l’aire
Ne sens-tu pas ?
Il vient pour toi !
Trop d’abus d’anges heureux, au travers de nous deux
De passantes effeuillées et de larmes desséchées
Me piquent les yeux !
Et brûle devant Dieu !
Trop d’abus d’anges heureux, au travers de nous deux
De galantes éduquées et d’âmes décimées
Panique aux cieux !
Fin de jour heureux !
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