15
sept
Dans un cadre d’or, au-dessus de la cheminée,
Soigneusement aligné, entre deux bougies consumées
J’y ai glissé ton portrait, souriant aux gens
Visiteurs de passage ou badots de tous âges
Souvenir exquis d’un devenir enfouit
Amis pour la vie et même de ma famille
Tant d’années ont passés pour ne pas te renier
Tant de rêves inachevés, dans une trève forcée
Me reculant un instant, me recueuillant discrètement
Une larme égoïste sur une trame défaitiste
Mon âme pleur, ce drame est mon malheur
Que demain sera-t-il, sans refrain, sans idille
Depuis que tu es parti faire ce voyage infinis
Je ne sens plus l’encens qui embaumait la vie
Sepuis que tu es parti vers cet âge de répis
Je ne vois plus la voie qui s’estompe dans la nuit
Que faut-il faire sur cette terre pour sortir de l’enfer
Pour glisser dans les airs, porté par la liberté
Pour se sentir aimé et jamais délaissé
En arrière sur le chemin, abandonné par les siens
Je penses à toi et souffre de cet émoi
Me racroche à l’envie d’embellire ma vie
Comme une promesse que je confèce, Nouveau dessein face au chagrin
Comme la caresse d’une déesse, Nouveau festin, nouveau destin
Depuis que tu es parti faire ce voyage infinis
Je ne sens plus l’encens qui embaumait la vie
Sepuis que tu es parti vers cet âge de répis
Je ne vois plus la voie qui s’estompe dans la nuit
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