15
sept
Par delà les mers de songes et de raison
Perdu dans les confins d’un océan d’illusions
Le soleil, seul témoin de cette fiction,
Nous rappel au combien l’horreur de cette vision
Ne saurait être due à nos passions
Notre rêve est notre souci de destruction
Tout comme nous, il sait et pourtant, ne fait rien
Le temps enfonce ces crocs tout en riant
Emportant avec lui le sourire de cet enfant
Et moi, las de ce monde, je soupir en vain
Esquissant un regard impuissant et navrant
Face à cette boule ronde qui un jour,
Ne fut pas seulement un soleil immonde
Recouvrant la plénitude de notre triste monde
Mais signe d’espoir et non de déboires
Là où s’épanouir se prononce comme mourir
Le temps d’un regard et me revoilà sur le départ
Encore un chemin qui ne mène nulle part
Je le sais et pourtant ne m’en défait
Reste sur cette position, une fois de plus sans solution
Persiste dans cet univers bien triste
Aimant et haïssant cet enfant là-bas qui demain s’éteindra
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