15
sept
Ce matin de bonheur,
La chaleur du destin
Sur le buste de mes reins,
Feint mon côté vétuste
Je me sens bien,
Ne regrette rien
Tant d’années ont passés
Et pour tant j’ai veillé
A ne pas oublier
Qu’un jour en février
D’un cœur scellé
Ils se sont aimés
Même si le temps fout le camp
L’espace d’un court instant
J’aurais souhaité rester
Continuer à m’élever
Au sein des miens
En plein écrin
La tête dans les nuages
A contempler le passage
De leurs si beaux plumages
Présentant mon ramage
En restant sage
Seul à l’image
Mais ils en ont décidés autrement
Les dents de leurs scies chantent une triste mélodie
Qui raisonne dans le vent en hurlant
Glaçant mon sang, m’extirpant à ma vie
Ce soir tout sera finit, je le prie
Et d’un craquement infini, me replie
Ils n’ont pas sût comprendre
Et ont voulu tout prendre
Pour pouvoir le vendre
Braises et cendres d’hêtre si tendre
Un cœur à fendre
Vie à défendre
Je ne leur en veux pas
Sachant comme ils me voient
Comme un simple tas de bois
Se croyant au-delà
Maîtres de leurs lois
Absence d’émoi
Un jour ils comprendront
L’importance en l’union
Respect et communion
Des hommes et des nations
A l’unisson
Sans concession
En attendant ce jour,
Et, pour un bon moment,
Dans un soupire, me retire
Fatigué de jouer
Et les aider
A respirer
Ils en ont décidés l’aboutissement
Les dents des scies chantent la fin de la vie
Et raisonnent dans le vent s’étouffant
Suçant le sang d’une terre à l’agonie
Ce soir, tout sera finit, je l’envie,
L’oiseau qui, de sa cage, ce jour, s’enfuit
Je ne suis qu’un géant de papier
Source de profit, emblème de liberté
Je ne suis qu’un géant de papier
Que l’on a couché pour pouvoir manger
Je ne suis qu’un géant de papier
Ayant existé pour être remplacé
Je ne suis qu’un géant de papier
Au service des caprices de l’humanité
Je ne suis qu’un géant de papier
Qui, dans le néant, pleur ses deux cents ans
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