15
sept
Où vas-tu, petite fille de mes rêves
Dans ta longue robe blanche qui s’élève
Toi qui marches vers la lumière
Et au travers des cieux, danse la première
Emmène-moi avec toi, toucher le soleil
Battre ensemble des ailes avant le réveil
Et survoler les étendues blêmes
De nos cœurs qui saignent et ne s’aiment
Prends ma main je t’en prie
Ne me laisse pas à terre sans sursis
Je n’ai plus la force de courir
A poursuivre ces rêves pour ne plus dormir
Allez viens, d’impatience je t’attends
Espérant ce jour comme un enfant
Les yeux fixés sur le souffle du sablier
S’asphyxiant au fil des journées
Au sommet de la reconnaissance
Par delà la limite infime de la démence
Crack boursier, avocat ou déséquilibré
Tous cherchent ta chaude amitié
Soulage-nous en ta douce présence
Et complets-nous dans l’inconscience
Envoûtant est le chant de la sirène
Qui nous envahit derrière la scène
Peut-être que raisonne déjà le glas
Annonçant la fin de la séance cette fois
Alors faisons le ensemble, faisons le bien
Demain je t’aurais certainement rejoins
Enfin nous danserons ensemble
Main dans la main, on se ressemble
Et nous rirons et pleurons tournoyant
Dans ce manège flamboyant
Aimant la vie, tout en la détestant
Nous nous moquerons des idéaux restants
Bannirons les frontières du néant
Et nous effacerons dans un éclair blanc
Cherchant à rire tout en pleurant,
Nous nous jouerons de tous ces gens
Exaltant les limites du firmament
Nous perdant dans le tourment
Petite fille dont mes rêves s’achèvent
Une longue traînée blanche s’élève
Et dans un dernier soupire, ultime sourire
Je t’offre mes désires pour empire
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